before whisky after jazz

Dreamers Writing has just published three of my poems: ‘Smooth Horseback and Plenty’, ‘Background’, and ‘Bracelets’.

Take a look here:

https://www.dreamerswriting.com/stories-poems/siobhan-tebbs/

 

 

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“enough, Enough, ENOUGH!” … and other poems in response to the last Wednesday Writing Prompt

Today 13 million Syrians are still in need of aid, and continue to suffer at the hands of powerful politicians’ war games. More strikes from the West intended to punish Assad are happening right now. Here I reblog a post from The Poet By Day with some poems yearning for peace.

The task was to write a poem about why humans struggle so much to prevent conflict around the world. My poem is the fourth one down. It is about disconnection, or ‘misconnection’ – the word I am appropriating for a new cause. I use it to mean being physically around one another but not truly connecting.

Aiming to show love, care and understanding in every interaction, especially the more difficult ones, is the first step to feeling personally connected in a deep way to the world around us. Without this, we can separate ourselves from others in our thinking in the blink of an eye. I believe that committed authentic connection on a personal level is central to the prevention of conflict on a global level.

THE POET BY DAY



The responses to the last Wednesday Writing Prompt, April 4, Where is the will of the cup to overcome the sword?, are marked by compassion, concern, insight, and sadness. A collection of heartfelt works by three poets new to Wednesday Writing Prompt (June G. Paul, Frank McMahon, Siobhan Tibbs – bios included by way of introduction) and by three of our dear regulars (Paul Brookes, Sonja Benson Mesher, and Mike Stone).  As a part of her response, Sonja has treated us to some of her artwork this week.

Thanks to all six poets for generously sharing their work and coming out to play. We hope you’ll join us tomorrow for the next Wednesday Writing Prompt. All are welcome – encouraged – novice, emerging or pro.


The Golden Shovel Poem
The bar brawl began after midnight, blood and wine splattered where
she was sitting and asking herself, Has everyone gone…

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Ce n’est pas toi, Londres : c’est moi

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I wasn’t prepared for how rewarding it feels to translate one’s poetry – and how challenging it can be. Picking from the array of available expressions for the new version requires some deep digging that you have so far left to the audiences. What did I actually mean with that line/word/expression/rhythm?

Club Cronopios has started hosting French-language poetry nights, and my poetry group Clame ton slam went along to share. Above is a photo of me apparently looking quizzically at some audience members. Below is the translation of one of my spoken-word poems into French.

 

‘It’s Not You, London: It’s Me’ by Siobhan Tebbs, translated with Ada Oliveras

Ce n’est pas toi, Londres : c’est moi

Ce n’est pas toi, Londres : c’est moi
Il y a six ans, je me suis dissous en toi si facilement
Et là j’ai besoin d’être libre

Ce n’est pas facile de m’en aller
Mais ça suffit des déjeuners « Prêt-à-manger »
Et des chai à la vanille au bruncher
Plus de soja lattes que tu ne peux l’imaginer

Du houmous maison coule dans mes veines
Mon lycra est taché, il bouloche et me freine
La hausse du loyer me plombe comme des chaînes

Mais des fonds me manquent dans la banque des rêves,
Même Google Maps se met en grève

Je passe ma carte et je vois rouge
Je suis dans le 29
Il me tarde que mon lit me berce
Mes paupières tombent
L’épaule d’un fêtard endormi me perce

Londres, c’est moi qui décide
Je ferai un saut chez toi
Quand j’en aurai envie

Ne me regarde pas comme ça !
Toi, qui a eu tes lumières
Sur chaque page de mon livre.

Je suis allée à des stations dans toutes tes zones
Je suis montée dans le métro avec des milliers de drones
Les transports sont bondés mais je n’y vois personne

Ce n’est pas ta faute, Londres.
Je suis contente d’être venue
Mais tic-tac.
Big Ben est à l’heure, je ne trouve plus le temps

J’ai besoin de sable et de rochers
De chaussettes plus épaisses
De neige.
Et de soleil
Et de silence.

J’ai besoin de me promener toute seule.
Reconnaître – au moins – les visages de mes voisins

Et c’est vrai que j’aime mon vélo de course
Je me faufile entre les voitures
Au sommet de mes compétences
Mais j’ai trop la tête dans le guidon

J’ai envie de rouler en roue libre
Me sentir chez moi dans tous les tons de vert
De respirer à plein poumon pour avoir le cœur net

Et j’ai peur, mon Londres
Comment te quitter ?
En toi, j’ai créé un havre de paix
Je me suis mise en pièces : mon existence, mon identité
J’ai tout recommencé

J’ai payé mes frais
Je suis dans le lounge avec les VIP
Je suis restée dans les parages
J’ai construit des communautés

Ces mots ne peuvent jamais te montrer
Toutes les personnes que j’ai étés
Tous les espaces dont je n’aurais pas rêvé
Le bois de Hampstead, et les bribes de pensée que j’y ai chassées

Comme tes lampadaires ont brillé, Londres!
A quel point ces panneaux de pub ont ressemblé à de vieux amis !

Et si le temps pouvait s’arrêter
Je compterais tous les visages qui ont vu tant de choses avant moi
Ames à nu ; emportées par la brise
Comme des éclats de miroir,
Ou des feuilles qui tombent.

Londres ! Avec quelle fierté a-t-on dansé ?
Tu es bien d’accord ?
On s’est donné une chance
Six années d’aventures
Une longue romance

Et franchement, je n’étais qu’une invitée;
Je me suis incrustée
Là je ne plaisante pas
Je serai partie au petit matin
Prends bien soin de toi

The Glade – poem

Today a weeping willow caressed my feet
While I weathered a storm in my mind.
A shrouded breeze flew around me, and I
Lost my axe to the shuffling leaves.

In this garden of rustling blankets,
Our bodies bend: our roots go deep.
Come to the glade, where sunshine and tree
Dance through the tempest
OOOOOOOOOOOOOOOOO – Disarming me.

Poem: ‘Eaux errantes’

Here’s another poem from my French ‘Slam dit bien’ poetry group. I’ve done a rough translation to English, which is below!

Eaux errantes

Eaux errantes
D’où
Emanez-vous?

De goutte à goutte
Vous picotez
La surface
Sur laquelle vous atterrissez

Vous prenez le chemin
de la moindre résistance
Avec le plus de gravité

Par sagesse
Ou par simple paresse ?
On ne saura jamais

Mais dans le procédé
Vous nous rendez
Mouillés, trempés

Et puis, ça y est !
Vous vous en allez
En vous évaporant

Finalement,
Quand l’humeur vous prend,
Vous recommencez.

English version:

Wandering Waters

Wandering waters,
where do you
come from?

Drop by drop, you
peck the surface
you land on

Taking the path of
least resistance
with the most
gravity

Wisdom, or
laziness?
We’ll never know.

But – in the process –
you dampen and
soak us

And that’s it!
You depart by
evaporating

Eventually, when the
mood takes you,
you start again.

SLAM'DIT BIEN

de Siobhan Tebbs

Eaux errantes
D’où
Emanez-vous?

De goutte à goutte
Vous picotez
La surface
Sur laquelle vous atterrissez

Vous prenez le chemin
de la moindre résistance
Avec le plus de gravité

Par sagesse
Ou par simple paresse ?
On ne saura jamais

Mais dans le procédé
Vous nous rendez
Mouillés, trempés

Et puis, ça y est !
Vous vous en allez
En vous évaporant

Finalement,
Quand l’humeur vous prend,
Vous recommencez.

https://siobhantebbs.wordpress.com

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